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29.10.25

Pourquoi les dirigeants ont besoin de plus que la comptabilité pour piloter.

La performance ne se constate pas : elle se pilote.

En résumé :

L’expert-comptable joue un rôle essentiel : il éclaire la situation financière et apporte une vision fidèle et structurée de l’entreprise.
Simplement, cette vision ne suffit pas toujours à expliquer ce qui se passe derrière les chiffres ou à guider les décisions du quotidien.

En clair :

  • La comptabilité explique ce qui s’est passé.
  • Les tableaux de bord montrent ce qui dérape.
  • Mais ils ne disent ni pourquoi… ni comment corriger.
  • Dès que l’entreprise grandit, se transforme ou traverse une zone de turbulences, un pilotage plus structuré devient indispensable.

Ce que la comptabilité ne peut pas montrer

Tout va bien tant que l’entreprise évolue dans un environnement stable. Mais dès que les marges s’érodent, que les coûts explosent, que la trésorerie se tend, que l’activité devient plus complexe ou que la croissance s’accélère, la comptabilité ne suffit plus.
Les signaux sont souvent les mêmes : un chiffre d’affaires en hausse mais une rentabilité qui recule, des stocks qui augmentent plus vite que les ventes, un BFR qui explose, des écarts récurrents entre le terrain et les prévisions.
Et puis il y a des moments charnières : transmission d’entreprise, levée de fonds, investissement majeur, ouverture d’un nouveau site… autant de situations où avancer sans pilotage fiable devient délicat.
C’est précisément à ce moment-là qu’intervient le contrôle de gestion.

Du constat à l’action : le moment où le pilotage devient indispensable

Le rôle du contrôleur de gestion n’est pas de produire plus de chiffres, mais de leur donner du sens.
Il analyse la marge non pas globalement, mais produit par produit, service par service, pour comprendre où l’entreprise gagne réellement de l’argent — et où elle en perd. Il fiabilise les coûts de revient, détecte les incohérences de prix, identifie les activités destructrices de valeur et met en évidence les leviers de productivité.
Il se rend sur le terrain, observe les processus, discute avec les équipes : c’est là que se trouvent les causes réelles des écarts. Une surconsommation de matières, un processus qui génère du rebut, une organisation qui ralentit la production, un prix qui n’intègre pas l’effet d’un investissement récent… Le contrôleur de gestion relie les chiffres à la réalité opérationnelle.
Il structure ensuite un pilotage clair : un plan d’action ambitieux, des indicateurs pertinents, un budget utile, un suivi régulier qui permet d’anticiper plutôt que de subir. Son objectif est simple : permettre au dirigeant de prendre de meilleures décisions, au bon moment, avec une vision fiable et partagée.
Autrement dit, l’expert-comptable raconte ce qui s’est passé ; le contrôleur de gestion explique pourquoi cela s’est passé — et comment améliorer la suite.

Deux alliés pour une performance durable

Expert-comptable et contrôleur de gestion ne s’opposent pas.
Ils se complètent, chacun apportant une pièce indispensable du puzzle financier.
L’expert-comptable sécurise la conformité et la fiabilité des comptes.
Le contrôleur de gestion construit la performance future en transformant la comptabilité en outil de pilotage.
L’un regarde dans le rétroviseur, l’autre éclaire la route.
C’est cette combinaison qui permet à l’entreprise d’avancer avec sérénité, visibilité… et ambition.